{"id":16213,"date":"2022-01-22T16:09:45","date_gmt":"2022-01-22T15:09:45","guid":{"rendered":"https:\/\/nele-stroebel.de\/viaduc\/"},"modified":"2023-08-09T23:37:45","modified_gmt":"2023-08-09T21:37:45","slug":"viaduc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nele-stroebel.de\/fr\/viaduc\/","title":{"rendered":"viaduc"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"16213\" class=\"elementor elementor-16213 elementor-14015\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-156ac16a elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"156ac16a\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-4106d1bf\" data-id=\"4106d1bf\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-a37cd89 elementor-widget elementor-widget-elementskit-simple-tab\" data-id=\"a37cd89\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"elementskit-simple-tab.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"ekit-wid-con\" >        <div class=\"elementkit-tab-wraper   elementskit-fitcontent-tab \">\n            <ul class=\"nav nav-tabs elementkit-tab-nav \">\n                                    <li class=\"elementkit-nav-item elementor-repeater-item-f04f544\">\n                        <a class=\"elementkit-nav-link  active show left-pos\" id=\"content-f04f54469dbf1e327c27-tab\" data-ekit-handler-id=\"info\" data-ekit-toggle=\"tab\" data-target=\"#content-f04f54469dbf1e327c27\" href=\"#Content-f04f54469dbf1e327c27\"\n                            data-ekit-toggle-trigger=\"click\"\n                            aria-describedby=\"Content-f04f54469dbf1e327c27\">\n                            <span class=\"fas fa-info elementskit-tab-icon\"><\/span>                            <span class=\"elementskit-tab-title\">Info<\/span>\n                        <\/a>\n                    <\/li>\n                                        <li class=\"elementkit-nav-item elementor-repeater-item-065cc65\">\n                        <a class=\"elementkit-nav-link  left-pos\" id=\"content-065cc6569dbf1e327c27-tab\" data-ekit-handler-id=\"images\" data-ekit-toggle=\"tab\" data-target=\"#content-065cc6569dbf1e327c27\" href=\"#Content-065cc6569dbf1e327c27\"\n                            data-ekit-toggle-trigger=\"click\"\n                            aria-describedby=\"Content-065cc6569dbf1e327c27\">\n                            <span class=\"fas fa-images elementskit-tab-icon\"><\/span>                            <span class=\"elementskit-tab-title\">Images<\/span>\n                        <\/a>\n                    <\/li>\n                                <\/ul>\n\n            <div class=\"tab-content elementkit-tab-content\">\n                                    <div class=\"tab-pane elementkit-tab-pane elementor-repeater-item-f04f544  active show\" id=\"content-f04f54469dbf1e327c27\" role=\"tabpanel\"\n                         aria-labelledby=\"content-f04f54469dbf1e327c27-tab\">\n                        <div class=\"animated fadeIn\">\n                            <p>Le viaduc d\u00e9crit l&rsquo;espace culturel comme un paysage. En tant que porteur de signes, il dessine ses arcs comme un fleuve. Cela me rappelle que je connais la limite. C&rsquo;est excitant parce qu&rsquo;il se met \u00e0 genoux comme s&rsquo;il \u00e9tait pris au pi\u00e8ge et dispara\u00eet pourtant dans le coin d&rsquo;o\u00f9 il est apparu. Quand je pense aux ponts, ce sont les ab\u00eemes qui me viennent \u00e0 l&rsquo;esprit. Le viaduc d\u00e9crit l&rsquo;espace culturel comme un paysage.<\/p>\n<\/p>\n<h4>\u00ab\u00a0H \u00c4 M M E R N\u00a0\u00bb de Bernhard Waldenfels<\/h4>\n<h6>\u00ab\u00a0Ne pas pouvoir penser avec ses mains, c&rsquo;est perdre une partie de sa pens\u00e9e normale et phylog\u00e9n\u00e9tiquement humaine\u00a0\u00bb. (Andr\u00e9 Leroi-Gourhan : La main et la parole)<\/h6>\n<p>Le martelage semble \u00eatre quelque chose de grossier et de laborieux, issu des \u00ab\u00a0d\u00e9buts bruts\u00a0\u00bb de l&rsquo;humanit\u00e9. La main ex\u00e9cute ce que l&rsquo;esprit con\u00e7oit. Le corps sert d&rsquo;homme de main jusqu&rsquo;\u00e0 ce que, \u00e0 la fin, des machines le remplacent et mart\u00e8lent et pensent \u00e0 sa place &#8211; comme les tripodes du dieu forgeron H\u00e9pha\u00efstos qui, d\u00e9j\u00e0 chez Hom\u00e8re, \u00ab\u00a0apparaissaient d&rsquo;eux-m\u00eames \u00e0 l&rsquo;assembl\u00e9e des dieux\u00a0\u00bb. Le marteau, un outil \u00e0 la demande ? La main, un organe qui d\u00e9p\u00e9rit et dont il ne reste finalement que l&rsquo;index pour actionner les boutons ? Le recours de la main est-il le prix que nous devons payer pour le processus de la technique ?<\/p>\n<p>L&rsquo;art moderne, qui a depuis longtemps reconnu les pr\u00e9mices d&rsquo;un \u00ab\u00a0art brut\u00a0\u00bb, nous apprend \u00e0 nous m\u00e9fier du discours sur les \u00ab\u00a0d\u00e9buts bruts\u00a0\u00bb. Les marteaux rouges et bleus qui apparaissent sur le VIADUC de Nele Str\u00f6bel peuvent \u00eatre lus comme des filigranes dans le papier.<\/p>\n<p>Le mart\u00e8lement n&rsquo;est pas une succession irr\u00e9guli\u00e8re de coups, mais un rythme de battements r\u00e9p\u00e9t\u00e9s, comparable aux pulsations, au balancier de l&rsquo;horloge, au rythme de la danse et de la musique. Il est int\u00e9gr\u00e9 dans les multiples mouvements de la vie. &#8211; Le martelage n&rsquo;est pas un mouvement aveugle, mais un mouvement qui cherche sa cible, qui tourne autour et qui, dans les cas de chance, fait mouche du premier coup. &#8211; Le martelage n&rsquo;est pas un acte de force pur et simple, mais une exploration du mat\u00e9riau qui tient compte de ses forces et de ses faiblesses, qui utilise le ciseau et le coin pour briser la r\u00e9sistance du mat\u00e9riau, pour s&rsquo;introduire dans ses fissures et lui donner une forme. Le travail de la mati\u00e8re nous apprend la r\u00e9sistance des choses, qui \u00e9chappe plus facilement au regard lointain et a\u00e9rien de l&rsquo;\u0153il. &#8211; Le martelage n&rsquo;est pas une ma\u00eetrise unilat\u00e9rale, mais un jeu de forces entre la main et l&rsquo;outil. L&rsquo;\u00e9lan du marteau montre d\u00e9j\u00e0 un certain mouvement propre qui ne fait que s&rsquo;amplifier et s&rsquo;autonomiser dans les dispositifs m\u00e9caniques tels que le marteau pneumatique ou la forge. D\u00e8s le d\u00e9but, l&rsquo;homme ne s&rsquo;est pas confondu avec ses outils comme le pic avec son bec qui bat. La frappe se fait toujours sur un clavier artificiel, comme la frappe sur un pianoforte.<\/p>\n<p>C&rsquo;est au seuil de la nature et de la culture, tout aussi irr\u00e9vocable, que surgissent aussi bien les inventions de la technique que les jeux de formes de l&rsquo;art. C&rsquo;est l\u00e0 aussi que naissent les exigences de l&rsquo;exp\u00e9rience, auxquelles nous devons r\u00e9pondre, que nous le voulions ou non. La disposition unilat\u00e9rale de la nature en nous et hors de nous n&rsquo;est qu&rsquo;un type de r\u00e9ponse, \u00e0 savoir une r\u00e9ponse violente. Avec des gestes archa\u00efsants et des techniques ironiquement bris\u00e9es, l&rsquo;art donne l&rsquo;illusion d&rsquo;un progr\u00e8s qui s&rsquo;accro\u00eet \u00e0 l&rsquo;infini. qui ne suit plus que les im peratifs de l&rsquo;autoconservation. \u00ab\u00a0Toucher \u00e0 de telles idoles avec un marteau comme avec un diapason\u00a0\u00bb et \u00e9couter l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a sonne creux fait partie des effets d&rsquo;un art qui ne se contente pas de doubler esth\u00e9tiquement des processus techniques, mais qui en tire un surplus d&rsquo;exp\u00e9riences :<\/p>\n<p>Les montagnes se dressent, les espaces se s\u00e9dimentent, l&rsquo;eau change de cours &#8230;<\/p>\n<p>Bernhard Waldenfels<\/p>\n                        <\/div>\n                    <\/div>\n                                    <div class=\"tab-pane elementkit-tab-pane elementor-repeater-item-065cc65 \" id=\"content-065cc6569dbf1e327c27\" role=\"tabpanel\"\n                         aria-labelledby=\"content-065cc6569dbf1e327c27-tab\">\n                        <div class=\"animated fadeIn\">\n                            ngg_shortcode_0_placeholder\n                        <\/div>\n                    <\/div>\n                                \n            <\/div>\n                    <\/div>\n    <\/div>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Info Images Le viaduc d\u00e9crit l&#8217;espace culturel comme un paysage. 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